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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 21:18
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6/7/2007 - Athens Festival
σκηνογραφία, φωτισμοί: Robert Wilson
Με την Isabelle Huppert και τον Ariel Garcia Valdes


Ο μάγος της εικόνας Robert Wilson (Pόμπερτ Γουίλσον) επαναπροσεγγίζει, μετά από μία εικοσαετία, το μυλλερικό Κουαρτέτο. Συμπυκνώνοντας σε είκοσι περίπου σελίδες το επιστολογραφικό μυθιστόρημα του Λακλό, ο Xάινερ Μύλλερ γράφει ένα διαλογικό επεισόδιο για τον πόλεμο των φύλων και την «υποκριτική τέχνη των θηρίων», για το ερωτικό πένθος και τη θρυμματισμένη αστική συνείδηση, με μιαν απαράμιλλη γλώσσα ειρωνείας και σκληρότητας, ενώ οι συνεχείς εναλλαγές ρόλων, φύλων και ταυτοτήτων αποτελούν τη μεγάλη πρόκληση για τους ηθοποιούς. Αυτή τη φορά, ο Γουίλσον καλεί στην υποκριτική αρένα τη σπουδαία Ιζαμπέλ Υπέρ, στο ρόλο της μαρκησίας ντε Μερτέιγ, απέναντι στον Αριέλ Γκαρσία Βαλντέζ, που ερμηνεύει τον Βαλμόν.

Deux anciens amants se retrouvent pour interpréter un jeu de rôles sadique ; ils échangent leurs personnages pour mieux s'envoyer des horreurs en face, et transforment leur joute verbale en champ de bataille où les corps et les désirs finissent à l'état de jouets cassés. 
La pantomime est menée par un vieillard en longue chemise blanche (Philippe Lehembre), figure ricanante, en laquelle on peut voir une allégorie de l'auteur, de la vieillesse et de tout ce qu'on voudra, et par deux danseurs de sexe opposé (Rachel Eberhart et Benoît Maréchal) (La jeunesse ? Les amants ? Quelle importance ?), précédant le couple Valmont-Merteuil. Lui donc (García Valdés), en Diable de Murnau, elle, Isabelle Huppert, en femme-pantin, somptueuse robe mauve à la chevelure cimentée, dame de carreau enchantée de la contrainte.
La toile se lève ­ « Un salon d'avant la Révolution française», écrivait Müller dans ses indications de décors, en ajoutant juste après : «Un bunker d'après la Troisième Guerre mondiale.» De fait, le plancher est noir, et le plateau largement vide, hormis de ces chaises que dessine depuis toujours Wilson, un étrange canapé mobile et un rideau diaphane, qu'à plusieurs reprises manipulent à vue les techniciens, en un geste qui remet l'artisanat ­ la poésie ­ au coeur de la machine.
Wilson possède un incroyable don de cassure, pour passer d'un extrême à l'autre et pour ouvrir des failles au coeur même du spectacle. Quand, face à un texte aussi inépuisable que Quartett, sa virtuosité prend le risque de l'imprévisible, cela donne un formidable moment de théâtre en liberté.

et quand un soir de juillet, dans une salle climatisee, l'envie vous reprend de retravailler au plus proche de l'artiste, parce que là vous semble être la vérité. Un grand merci a Muller, Huppert et Wilson, entre autres...
Par yo - Publié dans : spectacles
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